Collège militaire royal de Saint-Jean
Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec, Canada.
Classe d'entrée 1952 / 1952 Entry Class
Bienvenue! / Welcome!

Pages
2005-02-03
L'histoire du Collège militaire royal de Saint-Jean
The History of le Collège militaire royal de Saint-Jean

1952 - L'année de naissance / The Year of Birth
Les vieux 36 / The Old 36, rev 2005-02-03
Éditorial du Défilé 1954-1955 Editorial
Évolution du campus / Evolution of the Campus
Le campus depuis 1995 / The Campus Since 1995
Évolution du programme d'étude / Evolution of the Study Program

Les notes historiques de cette page sont des extraits du livret
Collège militaire royal de Saint-Jean
Les premiers vingt ans
Texte: Jacques Castonguay
Adaptation anglaise: Donald A.L. Lefroy
Dessins à plume: Roch Tanguay
À noter que le livret contient beaucoup de détails qui ne sont pas compris dans ces extraits.
The historical notes on this page are extracts from the booklet
Collège militaire royal de Saint-Jean
The First Twenty Years
Text: Jacques Castonguay
English Adaptation: Donald A.L. Lefroy
Pen Drawings: Roch Tanguay
Note that the booklet contains many details that are not included in these extracts.
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1952
1952
2000
2000
1952 - L'année de naissance
Printemps: Le très honorable Louis Saint-Laurent, premier ministre du Canada, prend décision de fonder un collège militaire bilingue au Québec, à ouvrir l'automne, 1952. Étant donné que la Marine était déjà responsable du Royal Roads Military College à Victoria et l'Armée du Royal Military College of Canada à Kingston, on songe à confier la direction du nouveau collège à l'Aviation.
Mais le chef d'état-major de l'Aviation, sans bâtiments adéquats, sans un personnel bilingue assez nombreux, et sans programme établi, hésite à tenter de réaliser en six ou sept mois ce qui en avait pris dix-huit pour rouvrir RMC à Kingston après la guerre.
C'est ainsi que l'Armée se vit confier la réalisation initiale du projet. Après avoir regardé d'autres possibilités au Québec on sélectionne le vieux fort à Saint-Jean. Au début de juin, le major Jean Berthiaume, commandant de l'École de formation de l'Armée cantonnée à Saint-Jean, reçoit l'ordre de vider les lieux avant le 15 juillet et de déménager son école à Valcartier.

10 juillet: Le lieutenant-colonel Marcellin L. Lahaie, commandant du 79e Régiment d'artillerie de campagne en Allemagne, qu'il avait fondé en 1951 pour servir avec l'OTAN, se trouve à Ottawa promu Colonel et chargé de l'ouverture du nouveau collège. Le collège doit être prêt à accepter les élèves le 15 novembre et commencer les cours d'une année à la fin novembre.

Juillet - Août: Sélection des cadres, y compris nombre de professeurs civils, et recrutement des élèves.

14 septembre - le miracle est accompli: En soirée le téléphone sonne chez l'honorable brooke Claxton et le colonel Lahaie l'informe que les élèves seront admis non pas le 15 novembre, mais le lendemain, 15 septembre. De plus, ils ne seront pas une poignée mais 125, et les cours vont commencer non pas à la fin de novembre mais dès la fin de septembre. La bonne nouvelle soulève l'enthousiasme du ministre, et le colonel Lahaie en profite pour lui poser la question, «Le succès étant assuré, Monsieur le Ministre, m'accordez-vous un cours de trois ans?» «Bien sûr, je vous l'accorde, et je l'annoncerai à la Chambre des Communes demain.» Ainsi, le Ministre a consenti à lui accorder non seulement l'année préparatoire mais aussi les deux premières années du cours universitaire.

15 septembre: Les élèves arrivent au vieux Fort Saint-Jean devenu collège. Ils sont 125, de toutes les provinces à l'exception de Terre-Neuve et de l'Ile du Prince-Edouard. Les recrues ont 18 ans en moyenne. Ceux qui s'engagent à servir un minimum de trois ans après l'obtention de leur brevet d'officier n'ont aucun frais de scolarité à payer, et ils reçoivent une solde de 30$ par mois. Les autres doivent débourser 580$ pour la première année et 330$ pour les années subséquentes. À l'exception de 8 élèves qui choisissent de servir dans la Réserve, tous optent pour le premier plan. On peut lire les noms des élèves à la page "Liste des anciens de 1952".

Hébergement: Les bâtiments construits en 1839, immédiatement après les "troubles", d'autres érigés en 1937 et quelques constructions temporaires doivent loger les services essentiels. Les vieux bâtiments situés au nord et au sud de l'ancienne place d'armes (plus tard nommés les pavillons Montcalm et La Galissonière) sont transformés en dortoirs. Dans celui situé à l'est (dos vers la rivière Richelieu) on établit le mess des officiers, quelques bureaux et quelques chambres également réservées aux officiers ainsi que la résidence du vice-commandant. A l'étage au corridor sud sont aussi quelques chambres pour des élèves-officiers. Dans l'édifice du sud on aménage la salle à manger des élèves-officiers, des laboratoires, des salles de classe, les bureaux des professeurs et de l'escadre militaire et une chapelle. Quelques constructions temporaires servent aussi de classes et d'infirmerie, tandis que l'ancien manège militaire doit abriter la section de l'approvisionnement et de sports et d'exercice militaire en temps inclément. Mais tout ceci ne se fait pas sans beaucoup de rénovations et de remue-ménage.

15 septembre - 13 novembre: Entraînement intensif militaire, scolaire et sportif des élèves-officiers.

13 novembre: Cérémonie d'ouverture officielle du collège. Présidé par le Gouverneur général du Canada, le très honorable Vincent Massey, la cérémonie réunit une cinquantaine de représentants des principaux organismes militaires, civils et religieux du Canada et du Québec. Les chroniques du temps rapportent que les nouveaux élèves-officiers affichèrent pour l'occasion une tenue impeccable. Parmi les témoins de cet événement se trouvent plusieurs généraux qui avaient épaulé les autorités du collège au stade de la mise en place des structures: le lieutenant-général G.C.Simonds, les major-généraux F. Clark et J.P.E. Bernatchez, le brigadier J.V. Allard et plusieurs autres.

1952-1955: La formation des élèves-officiers suit deux sentiers. De septembre à mai on suit les cours scolaires, militaires, et sports au CMR. En été, on suit l'entraînement de l'arme des forces armées qu'on a choisi. Trente-six élèves-officiers se présentent aux examens de la fin de la deuxième année au CMR, plus sept qui sont allés faire la deuxième année à RMC Kingston ("Les vieux trente-six" plus sept, dont les noms se trouvent ci-dessous). De ces quarante-trois, trente-six réussissent aux examens de deuxième année en 1955.
1952 - The Year of Birth
Spring: The Right Honorable Louis Saint-Laurent, Prime Minister of Canada, takes the decision to found a bilingual miltary college in Québec, to open in September. Since the Navy was already responsible for Royal Roads at Victoria and the Army for RMC at Kingston, the intention is to give the RCAF jurisdiction over the new college.
Caught off guard, without adequate buildings, with an inadeqate number of bilingual personnel and without established programs, the Air Force chief of staff hesitates to try to put into effect in several months what had taken 18 months to achieve in re-opening RMC at Kingston after the war.
Thus the Army is given the initial task of opening the college. Having looked at several other possible locations in Québec, the old fort at Saint-Jean is chosen. At the beginning of June, Major Jean Berthiaume, Commandant of the Canadian Army Training School then stationed in Saint-Jean, receives the order to move the school to Valcartier before July 15.

July 10: Lt. Col. Marcellin L. Lahaie, commandant of the 79th Field Artillery Regiment in Germany, which he founded in 1951 to serve NATO, finds himself in Ottawa, promoted to the rank of Colonel and charged with the opening of the new college. The college is to be ready to accept students by November 15 and begin the one-year course by the end of November.

July-August: Selection of staff, including a number of civilian professors, and recruitment of students.

September 14 - The miracle is acccomplished: In the evening, Colonel Lahaie telephones the Minister of National Defence, the Honorable brooke Claxton, to inform him that the cadets will be admiitted to the college not November 15, but the next day, September 15. There will be not just a handful of cadets, but 125, and the courses will begin the end of September rather than the end of November. Taking advantage of the Minister's delight, Colonel Lahaie asks him,"Sir, since the success of the college is now assured, could you accord us a three-year course?". "Yes," replied the Minister, "and I will announce it in the House of Commons tomorrow." Thus the Minister grants CMR not only the Preparatory year but also the first two years of university.

September 15: The new recruits arrive at the old Fort Saint-Jean, now a military college. They represent all the provinces of Canada except Newfoundland and Prince Edward Island. There are 125 cadets and their average age is 18. Those who engage to serve three years subsequent to commissioning receive $30 per month, while the others pay $580 for their first year and $330 for the subsequent years. With the exception of 8 students who choose to serve in the Reserve, all opt for the first plan. The names of the recruits can be found on the page "List of 1952 Ex-Cadets".

Accommodation: Buildings constructed after the "troubles" of 1837, as well as those erected in 1937 and several temporary structures provide the bare necessities.The brick buildings to the north and south of the parade square (later the officers' mess parking lot) serve as dormitories. These buildings are later named Pavillon Montcalm and Pavillon La Galissonière. The building to the east, backing on the Richelieu River, houses the officers' mess, several rooms reserved for officers and the Vice-Commandant's residence. Some rooms on the second floor south corridor are also used for cadet dormitories. The building to the west (later the Administration Building, called Pavillon Massey) lodges the cadet dining room, laboratories, professors and military wing offices and the chapel. Several small wooden military huts, heated by oil burners, serve as classrooms, while another serves as the infirmary. The Drill Hall houses the Quartermaster Stores and is used for sports and drill in inclement weather. Part of a renovated stable complex is devoted to the accounts section and the cadets' lounge. Most of the buildings require extensive renovation and modification.

September 15 - November 13: Intensive military, academic and sports training for the cadets.

November 13: Ceremony marking the official opening of the College, presided over by the Governor-General of Canada, the Right Honorable Vincent Massey, and including some fifty representatives of the principal military, civil and religious bodies of Canada and Quebec. The chronicles of the period indicate that the new officer cadets bore themselves like seasoned troops. Among those witnessing this important event are several generals responsible for the founding of the College: Lieutenant-General G.C. Simonds, Major-Generals F. Clark and J.P.E. Bernatchez, and Btigadier J.V. Allard, to name but a few.

1952-1955: The officer cadet training follows two paths. From September to May the training is in academics, military studies and sports at CMR. In the summer, training is with the cadet's selected armed force. Thirty-six cadets reach the second year finals at CMR, plus seven who went to RMC for second year ("The Old Thirty-Six" Plus Seven, whose names are listed below). Of these forty-three, thirty-six passed the second year exams in 1955.
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Les "vieux trent-six" plus sept / The "Old Thirty-Six" Plus Seven
Albert, Raymond;
Alexander, Peter (RMC '58)
Bizon, Émil W. (RMC '57)
Bourbeau, Pierre A.
D'Anjou, Marcel S.J.
*Clare, R.G. (Art) (RMC '57)
Copeland, Murray E. (RMC '57)
Couillard, Louis-Hébert
*Dodge, John E.
Dormer, Allen (RMC '57)
*Fortier, Jean-Pierre (RMC '57)
Gallinger, Kenneth L. (RMC '57)
Giddings, Glenford B. (Glen) (RMC '57)
Harrison, Peter A.E. (RMC '57)
Leduc, Réal
Lalancette, Roger
Lavalée, Paul R. (RMC '57)
Lawson, Arthur J. (John)
Lebel, Maurice
Lefroy, Donald A.L. (RMC '57)
Leprohon, Joseph G.H. (Gilles)
Lynn, William B. (Bill) (RMC '57)
*2e année à RMC / 2nd year at RMC
MacNeil, Hugh M.D.
Malo, J. Philippe L.
Mathieu, Jacques
Maurais, Yvon
McKinnon, A.J. Keith (RMC '58)
Mongeau, Donald (RMC '57)
Morin, André
Morin, Serge G. (RMC '57)
Petit, Jacques
*Richard, Pierre H. (RMC '57)
Robert, Marcel A.
Romano, Alain
Savard, C. Eugène
*Stewart, D.E. (Bob) (RMC '57)
*Stothers, P.E. (Dave) (RMC '57)
Theakston, Robert (Bob) (RMC '57)
*Tufts, Douglas W. (RMC '57)
Valiquet, Michael I. (RMC '57)
Walsh, Marc
Washbrook, Larry H.
Wellsman, Dean (RMC '57)
Ont aussi complété RMC en 1958:
Also completed RMC in 1958:
Yves Lemieux, Reg Paterson, Jack Reilly
Des 129 débutants de 1952, 20 ont complété le programme à RMC en 1957 et 5 en 1958.
Of the 129 1952 recruits, 20 completed the RMC programme in 1957 and 5 in 1958.
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L'éditorial du Défilé, 1954-1955
par Michael I. Valiquet
Cette année, la publication de la Revue annuelle coïncide avec la première promotion de cadets du Collège militaire royal de Saint-Jean. Dans les circonstances, nous avons jugé à propos de consacrer cette revue aux trente-six pionniers qui ont sué sang (ah! ces rondes de boxe) et eau (que d'exténuants exercices, que d'angoissants examens) et qui ont tenu jusqu'au bout. Aujourd'hui, ces survivants d'une rude épreuve sont fiers à juste titre de la tâche accomplie.

Les trois premières années d'existence du Collège militaire royal de Saint-Jean représentent une tentative hardie et, à vrai dire, unique dans l'histoire. Jamais auparavant n'avait existé un collège militaire où se coudoyaient deux groupes linguistiques et culturels différents. Toutefois, en dépit de leurs divergences, ces deux groupes possédaient une caractéristique commune puisque l'un et l'autre étaient formés de Canadiens qui, doués de cet esprit chercheur qui caractérise notre race, ont voulu mieux se connaître. Ils ont voulu savoir leurs goûts, leurs aversions, leurs expériences, leurs opinions et leurs ambitions réciproques. Quelques sceptiques prétendaient que c'était là une utopie, un programme irréalisable; pourtant, ce projet n'avait rien d'impossible puisqu'il s'est matérialisé.

Ces jeunes gens ont appris à jouer et à travailler en commun, et c'est ensemble qu'ils ont connu les défaites et les victoires. Leurs succès parlent d'eux-mêmes: qui a remporté les honneurs du tournoi organisé entre les collèges des services armés du Canada? Qui, cette année, s'est assuré du championnat de la ligue de hockey de la vallée du Saint-Laurent?... et pourquoi? Voici l'explication: les vainqueurs de ces épreuves sportives n'étaient pas des cadets de langue anglaise ou de langue fançaise, mais des cadets animés de cet esprit de solidarité que créent la compréhension et l'effort commun. Bien que "les vieux trente-six" (souhaitons que le nom leur reste) aient foulé pour la dernière fois ces lieux qui nous sont familiers, leur souvenir demeurera à jamais. En effet, comment pourrions-nous oublier la part qu'ils ont prise dans la réussite de cette expérience sans précédent qui constituait la fondation d'un collège militaire bilingue? Notre devoir est de conserver l'héritage que ces pionniers nous ont légué. Quant à eux, il ne leur reste plus qu'à demeurer les symboles vivants de la devise qui les a guidés jusqu'ici: Vérité... Devoir... Vaillance.
Editorial from Le Défilé 1954-1955
by Michael I. Valiquet
This edition of the annual review marks the graduation of the first class of cadets to pass through the Collège Militaire Royal de Saint-Jean. It is only fitting, therefore, that it should be dedicated to those thirty-six pioneers, who through blood, (how well we remember the Combat at Arms!), sweat (never before has so much tarmac been pounded by so many with survivors so few!).. and tears (those despicable exams!), have persevered to the very end.

They are proud of their accomplishment, and very well they should be. The Collège Militaire Royal de Saint-Jean has been a daring experiment during these first three years, an experiment probably unique in world history. Never before has a military college been formed of young men of two different tongues and cultural heritages. They had, however, one salient, mutual characteristic... they were all Canadians. As Canadians, they were very inquisitive, they wanted to learn about their fellow Canadians, about their likes and dislikes, about their past experiences, present ideas and their aspirations for the future. "Bah, humbug", said the hardened cynic, "such an innovation could never succeed." To him I say, "Ah, but it can... and it DID!"

These young men learned both to work and to play together, sharing equally in victory and defeat. Their achievements speak for themselves: who won the Canadian Services Colleges Tournament and the St. Lawrence Valley Hockey Championship this year?... and why did we?!! They were not French-speaking or English-speaking cadets; they were cadets with a sense of oneness, created through understanding and cooperation.

Although the "Old Thirty-Six" (as I hope they shall always be known) have slowl-marched off the square for the last time, they shall always be remembered for the part they have played in making the College a success. Henceforth there is a common heritage. Their sole remaining obligation is to be each a living echo of the words that have guided them thus far... Vérité... Devoir... Vaillance.
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Évolution du campus
Les mois et années qui suivirent l'ouverture du CMR, et ce jusqu'en 1957, furent marqués par une expansion considérable sur le plan matériel. En 1952 on avait accepté 125 élèves, on voulait en acceuillir 170 en 1955, et l'on entrevoyait déjà le jour où l'établissement pourrait compter 1000 à 1200 élèves-officiers.

Bien que l'Aviation avait d'abord refusé de prendre à sa charge l'organisation du nouveau collège, elle se ravisa durant l'été 1953. Une visite à Saint-Jean du maréchal de l'air R. Slemon, nouveau chef d'état-major de l'Aviation, est à l'origine de ce changement. Bien que déçu par l'aspect des lieux, il fut encouragé par la vue d'une maquette et des plans du futur CMR et retourne dans la capitale assurer le ministre de sa collaboration. Cette décision venait à point, car c'était alors l'impasse entre les autorités du collège et la direction du génie de l'Armée. Le collège demandait la construction de dortoirs supplémentaires à l'usage des élèves, tandis qu'Ottawa voulait rassembler les services administratifs dans un bâtiment neuf et loger les élèves-officiers dans les édifices déjà existants. Un des premiers gestes du maréchal de l'air Slemon fut donc de former un comité en vue de réaliser ce qu'il avait vu au CMR et qui présentait le collège tel qu'il est aujourd'hui, du moins dans son aspect général. Grâce à l'intervention de l'honorable Alcide Côté, député de Saint-Jean et membre du Conseil du Trésor, des crédits pouvant atteindre $14 millions étaient disponibles et furent rapidement utilisés.

Dès 1953, on a terminé la construction d'une salle à manger et d'une première résidence pour les étudiants (Pavillon Maisonneuve), grâce à des plans modifiés et déjà approuvés à l'intention de l'Ecole de formation de l'Armée canadienne. Au cours de l'année 1954-1955, on érigea deux autres résidences (Pavillons Champlain et Cartier), on construisit une nouvelle place d'armes, et l'on procéda à l'expropriation de 80 acres de terrain au sud du collège. L'année suivante, quatre maisons expropriées devinrent les résidences respectives du commandant, du vice-commandant, du directeur des études et de l'aumonier protestant. En 1956 on construisit une première chappelle à l'intention des élèves de religion protestante et, un an plus tard, une deuxième à l'intention des élèves catholiques. L'année 1957 fut aussi marquée par l'ouverture du Pavillon De Léry destiné à l'escadre des études, et le Pavillon Vanier destiné à l'athlétisme et aux sports. Avec l'année 1957 qui vit le départ du colonel Lahaie, l'expansion matérielle du CMR cessa.

Il fallut attendre jusqu'en 1968 pour vraiment espérer la reprise de l'expansion matérielle du CMR. La perspective d'obtenir dans un avenir très prochain un cours universitaire complet du premier cycle obligeait les autorités à songer à pourvoir le collège de nouveaux laboratoires, d'une nouvelle bibliothèque et de bureaux additionnels. Le résultat de ce projet fut le Pavillon Lahaie, situé entre le Pavillon De Léry et la rivière Richelieu. Après un autre délai, en 1993 fut complété le nouveau mess des élèves-officiers.
Evolution of the Campus
The months and years that followed the opening of CMR in 1952 were marked by continuing physical expansion. Commencing with 125 students in 1952, they hoped to enrol as many as 170 by 1955 for a total of 400. At that time thoughts were already directed towards the day when the College would comprise 1000 to 1200 officer cadets.

Though the Air Force (RCAF) refused the honour of initial responsibility for administrative matters, it assumed these functions during the summer of 1953. A visit to CMR by Air-Marshall Slemon, then Chief of Staff of the RCAF, was the origin of this change. Disappointed by the existing physical plant, but with his interest captured by the potential of the College, he returned to Ottawa to assure the Minister of his full support for the aims of the College. This was a critical decision because of the impasse between the authorities of the College and those responsible at Army headquarters in Ottawa. The College wanted new dormitories for the cadets, while Army headquarters wished to lodge the administrative element in a new building and leave the cadets in existing quarters.

One of the first acts of Air-Marshal Slemon was to form a construction committee to detail the long term planning that has produced the physical layout of CMR today. The timely intervention of the Honorable Alcide Coté, M.P. for Saint-Jean and member of the Treasury Board, meant that a sum of $14 million was available for construction at the College. By 1953 the dining room and the first of three dormitories (Pavillon Maisonneuve) were constructed, using modified plans for the former CATS. In 1954-1955 the other dormitories (Champlain and Cartier) were erected, a new parade square was laid and expropriation proceedings commenced for 80 acres of land south of the College. The following year four expropraited houses became the residences of the Commandant, the Vice-Commandant, the Director of Studies and the Protestant Padré. In 1956 the protestant chapel was added and one year later the catholic chapel. 1957 also marked the opening of Pavillon De Léry, destined for the Academic Wing, and the sports complex, Pavillon Vanier. In 1957, with the departure of Colonel Lahaie, the physical expansion of CMR ceased for a long period of time.

In 1968, with the imminent possibility of the College offering a complete undrgraduate course, the authotities were obliged to plan for new laboratories, a new library and additional offices. The result was Pavillon Lahaie, situated between Pavillon De Léry and the Richelieu River. After another long delay, the new cadet mess was completed in 1993.
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Le campus depuis la fermeture du C.M.R.
De grands remerciements à Hélène Ladouceur, qui nous a fourni cet article pour notre site web.


Le C.M.R. a fermé ses portes en août 1995. Un contrat entre le Ministère de la Défense nationale (MDN) et la Corporation du Fort Saint-Jean (CFSJ) a donné la gestion du site de l'ancien C.M.R. à cette dernière pour 5 ans. En 2001 le MDN a loué le site à la CFSJ pour 25 ans, accompagné d'un contrat de 45$ millions décerné par Travaux Publics Canada pour l'amélioration des infrastructures et la gestion du site. De nombreuses rénovations sont en cours dans les dortoirs et au pavillon DeLéry. Le Vieux Mess a également connu une cure de rajeunissement au plus grand plaisir de ses utilisateurs.

Depuis 1995 la CFSJ a donc loué les locaux du site à différents organismes dont les principaux furent le MDN (pour l'année Préparatoire), la compagnie DMR (pour la formation de leurs employés) et la Sûreté du Québec (pour le perfectionnement de ses membres). L'Université de Sherbrooke a aussi utilisé les locaux durant quelques années pour offrir un baccalauréat en sécurité et gestion de crise.

Depuis 1995 une présence militaire a toujours été assurée sur le site par l'année Préparatoire au Collège militaire royal du Canada. En effet, entre 120 et 130 élèves-officiers de l'Escadron Richelieu ont suivi leurs cours durant les années académiques sur l'ancien site du C.M.R., maintenant appelé Campus du Fort St-Jean, tout en poursuivant leurs autres activités d'escadron à l'Unité de secteur de soutien (USS) St-Jean.

En juin 2001 l'École de perfectionnement en gestion des Forces canadiennes a déménagé au Campus. Unique au sein des Forces canadiennes par sa vocation exclusive en matière de formation en gestion appliquée, cette dernière enseigne les grands principes de gestion moderne mais ses formateurs sont familiers avec la culture et l'environnement de la Défense nationale, connaissent les besoins spécifiques à l'armée de terre, l'aviation et la marine de sorte qu'ils peuvent dispenser une formation parfaitement adaptée. Ceci permet à une quarantaine d'étudiants (tant militaires que personnel civil du MDN) de loger au pavillon Montcalm et de suivre leurs cours au pavillon DeLéry à intervalles réguliers. Les formateurs se rendent aussi à travers le Canada donner les cours sur les lieux des différentes bases militaires.

L'Escadron Richelieu relève de l'EPGFC depuis 1998. Depuis août 2001 le personnel de l'Escadron occupe le pavillon Lahaie, les élèves-officiers sont au bloc Cartier pour y loger et au pavillon DeLéry pour y poursuivre leurs études. Leurs activités sportives sont assurées au pavillon Vanier et leurs repas sont pris dans la salle à manger du pavillon Dextraze. À la fin mai ils iront poursuivre leur formation à l'École de leadership et recrues des Forces canadiennes à l'USS St-Jean pour faire le Plan d'entraînement de base pour officier et ensuite aller au Collège militaire royal du Canada à Kingston en août.

En juillet 2002 le Programme d'aide à l'instruction militaire (PAIM), formation en langue seconde pour les militaires qui viennent de pays participant au Partenariat pour la paix, viendra s'établir sur le site. 115 militaires étrangers logeront donc au pavillon Maisonneuve et utiliseront le pavillon DeLéry pour leurs cours à chaque 20 semaines.

Depuis le 1er avril l'EPGFC relève de l'Académie canadienne de la défense (ACD) qui a ses bureaux au Collège militaire royal du Canada à Kingston (le Service de recrutement, de l'éducation et de l'instruction des Forces canadiennes (SREIFC) ayant été démantelé et remplacé par l'ESDC). La Faculté qui donne des cours aux élèves-officiers de l'année Préparatoire a également une section appelée Études permanentes qui relève de l'ESDC et qui loge au pavillon DeLéry. Cette section prépare, conjointement avec la section équivalente de Kingston, des cours à donner à distance au personnel du MDN qui désire parfaire leur formation.

Comme on peut le constater le MDN occupe une place prépondérante dans la location des locaux gérés par la CFSJ. Il en est maintenant devenu le client principal.

Dans un autre ordre d'idée, l'Association des Anciens du C.M.R. s'est amalgamée, en 2001, avec le Club des Anciens de RMC pour devenir l'Association des Anciens des Collèges militaires royaux du Canada. Un secrétariat a toujours été maintenu à St-Jean et vous pouvez en rejoindre le personnel au numéro 450-358-6809. La Fondation des Anciens du C.M.R. y loge également et tient deux activités bénéfice par année (souper-conférence et golf au Club Pinegrove). Un site internet est actif à www.cmrstjean.com.

Hélène Ladouceur,
O Admin, EPGFC
The Campus Since CMR Closed
Many thanks to Hélène Ladouceur, who produced this article for our web site.


CMR closed its doors in August, 1995. The Department of National Defence (DND) then let a contract to La Corporation du Fort Saint-Jean (CFSJ) to manage the site for 5 years. In 2001 the DND rented the site to the CFSJ for 25 years, with a contract in the amount of $45 million issued by Public Works Canada for improvements to the site infrastructure. Numerous renovations are in progress in the dormitories and in Pavillon DeLéry. The Old Mess has also undergone a youth cure, to the great pleasure of its users.

Since 1995 the CFSJ has rented the site to several organizations, including the DND (for the Prep Year), the company DMR (for employee training) and the Quebec Provincial Police (for advanced training). The University of Sherbrooke also used the site for several years to provide a course in safety and crisis management.

Since 1995 a continued military presence on the site has been provided by the RMC Prep Year. Between 120 and 130 officer-cadets of l'Escadron Richelieu pursued their academic courses at the site, now called the Fort Saint-Jean campus, while living and participating in the other squadron activities at the St-Jean Area Support Unit (ASU) (at the old St-Jean Air Force base).

In June 2001, the Canadian Forces Management Development School (CFMDS) moved to the campus. Unique within the Canadian Forces in its field of applied management training, the school teaches the principles of modern management but the instructors are familiar with the National Defence culture and environment, knowing the specific needs of the ground, air and sea arms so as to offer highly applicable education. The school provides for some forty students (both military and DND civilians) to live in Pavillon Maisonneuve and study in Pavillon DeLéry, at regular intervals. The instructors also travel across Canada giving courses on site at the various military bases.

L'Escadron Richelieu came under the CFMDS in 1998. Since August 2001 the staff of l'Escadron Richelieu occupy le Pavillon Lahaie, while the officer-cadets live in Cartier block and take classes in Pavillon DeLéry. They participate in sports at Pavillon Vanier and eat in the cadet mess in Pavillon Dextrase. At the end of May they go to the Canadian Forces Recruit and Leadership School at the St-Jean Area Support Unit to take the Basic Officer Training Course and then they head for RMC Kingston in August.

In July 2002, the Military Training Aid Programme (MTAP), second language training for military personnel from countries participating in Partners for Peace, will take up residence on the site. Each 20 weeks, 115 foreign military personnel will be housed in Pavillon Maisonneuve and will study in Pavillon DeLéry .

Since April 1, 2002, the CFMDS is under the aegis of the Canadian Defence Academy (CDA), which has its offices at RMC Kingston (the Canadian Forces Recruiting, Education and Instruction Service having been dismantled and replaced by the CDA). The Escadron Richelieu faculty includes a section called Permanent Studies which is under CDA and has offices in Pavillon DeLéry. This group, in conjunction with an equivalent group at Kingston, prepares correspondence courses for DND personnel who wish to advance their education.

It can be seen that DND occupies a large part of the site managed by the CFSJ, and is now its principal client.

On another topic, the CMR Ex-cadet Club amalgamated with the RMC Club in 2001 to become the RMC Club of Canada. A secretariat is maintained at Saint-Jean and you can contact them at 450-358-6809. The CMR Ex-Cadet Foundation is also housed there and holds two benefit activities each year (dinner / speaker and golf at Pinegrove). An Internet site is active at www.cmrstjean.com.

Hélène Ladouceur,
O Admin, EPGFC
(Translated by Bill Lynn - don't blame Hélène for errors!)
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Évolution du programme d'études
En 1952 il avait été décidé qu'on dispenserait au CMR un cours d'un an équivalent à la deuxième matriculation (Senior Matriculation). Ce cours avait pour but de préparer les élèves à la première année du cours de génie ou de sciences appliquées au RMC de Kingston. Il comprenait 37 périodes de 50 minutes et 5 séances par semaine d'étude obligatoire de 2 1/2 heures chacune. Les matières au programme étaient la chimie, les mathématiques, l'anglais, le français, la philosophie et les sciences militaires. Ce cours offert à tous les élèves, sans distinction, fut terminé avec succès par 80 des 129 élèves enrôlés en 1952.

Comme on le sait déjà, on avait déjà obtenu l'autorisation de donner les deux autres années du cours suivi au RMC. Les matières enseignées durant la première de ces deux années étaient les mêmes que ceux de l'année précédente (dite Préparatoire), plus un cours d'histoire et un cours de dessin industriel (au choix). L'année suivante les élèves promus en Deuxième année se virent offrir deux cours différents: un cours général menant à l'étude des humanités au RMC et un cours général de génie qui se poursuivait à Kingston lui aussi. En 1955, les recrues de 1952 terminaient leurs études à Saint-Jean. C'était la première promotion du Collège et elle comptait 30 "finissants". De ces 30, une quinzaine ont continué au RMC à Kingston et les autres ont fait carrière dans les Forces armées.

Avec le programme établi en 1954-1955, l'orientation du CMR était donnée pour plusieurs années à venir. Jusqu'en 1969, il ne sera guère modifié. En 1956 le cours de philosophie sera remplacé par un cours de religion. En 1957-1958 on décidera aussi de donner un cours terminal en physique, en chimie et en mathémathiques à l'intention des élèves se destinant au cours général en humanités à Kingston. L'année suivante, les élèves auront le choix dès la Deuxième entre un cours général de science, un autre conduisant au génie, un cours de science spécialisé, et les humanités. Auparavant, ce choix se faisait en Troisième année au RMC. Enfin, en 1965, les options Sciences et Génie deviennent l'option A et les Humanités, l'option B.

Au cours de l'année 1967 les études militaires qui, jusque là n'avaient pas eu l'heur de soulever l'enthousiasme des élèves, étaient appelées à disparaître pour faire place à des cours de psychologie militaire, de leadership et de gestion, complètement intégrés au programme scolaire. Conscient de l'importance croissante de ces connaissances et des besoins toujours pressants de chefs et d'administrateurs au sein des Forces armées, on avait décidé d'établir dans les trois collèges des départements distincts qui seraient chargés de cet enseignement théorique et pratique. Dans cette perspective, un cours général en psychologie scientifique fut ajouté en Première année, un cours de psychologie sociale et de leadership en Deuxième, un cours de principes de gestion en Troisième et, enfin, un cours d'administration du personnel en Quatrième année.

Le 23 mai, 1969, après dix ans d'études et de rapports, une directive du chef de l'état-major, le général Jean Victor Allard, annonçait officellement que le ministre avait donné son assentiment au projet d'offrir un cours complet à Saint-Jean. Peu après, on était autorisé à ajouter au programme, dès septembre, une Troisième année en sciences et, en 1971, un cours complet en humanités. Trois grades de bachelier furent alors offerts aux élèves de Troisième année: un baccalauréat ès sciences (général), un baccalauréat ès sciences avec majeure en Physique et mineure en Mathématiques, et un troisième avec spécialisation en Physique.

Mais les besoins des Forces armées ne se faisaient pas sentir qu'en sciences appliquées. Depuis longtemps on était conscient du fait que la grande majorité des officiers remplissaient des fonctions administratives diverses durant la plus grande partie de leur carrière et qu'il ne saurait être aujourd'hui question de laisser entièrement ces fonctions à des non spécialistes. Les autorités du CMR ne l'ignoraient pas non plus, et un programme pouvant conduire à l'obtention d'un baccalauréat en administration devint accessible aux élèves de Première année dès septembre 1969. Ce cours avait l'avantage non seulement de répondre aux besoins des Forces armées, mais d'offrir une formation d'administrateur équivalente à celle qui est donnée dans les grandes écoles d'administration en Amérique du Nord.

Tous ces programmes devaient aboutir à l'obtention de baccalauréats. Le 26 avril, 1971, après des années de négotiations, une affiliation fut ratifiée avec l'Université de Sherbrooke. C'est le 29 mai 1972 que les premiers baccalauréats furent conférés en vertu de cette affiliation. Dix-huits élèves eurent le très grand honneur d'être les premiers véritables diplômés du CMR.

C'est ainsi qu'à partir de 1972 jusqu'à la fermeture du CMR en 1995, les élèves du CMR complétaient leur cours universitaire au CMR, à part ceux qui suivaient des cours de génie ou d'autres spécialisations qui les obligeaient d'aller faire les deux dernières années au RMC Kingston.
Evolution of the Study Program
In 1952 the initial decision was for CMR to give a course equivalent to Senior Matriculation, to prepare the students for the first year of engineering or applied science given at RMC, Royal Roads, or any other Canadian university. The course comprised 37 periods of 50 minutes with 2 1/2 hours of compulsory evening study each week. The curriculum consisted of Physics, Chemistry, Mathematics, English, French, Philosophy and Military Studies. The same program was mandatory for all students and was passed by 80 of the 129 students enrolled in 1952.

Because of the success of the program in its first year, it was decided to extend it a further two years. The subjects taught during the first of the two years were the same as for the initial year (called the Preparatory Year), with the addition of a History and an Industrial Drawing course. The officer cadets promoted to the second year were offered the choice of two course programs, Arts or a general Engineering course, both of which prepared the student for third year RMC. The first graduating class in 1955 numbered 30, of whom about half elected to continue at RMC and the remainder to pursue a career in the Armed Forces..

The program established in 1954-1955 set the pattern of studies at CMR for a number of years. Until 1969 there were no major modifications in the course programs, though in 1956 the Philosophy course was replaced by a course in Religion and in 1957 terminal courses in Physics, Mathematics and Chemistry were initiated for Arts students. The following year, officer cadets entering Second Year were allowed to choose among General Science, Honours Science and Arts in preparation for RMC. Previously this choice was not made until the Third Year at RMC. In 1965 the Science and Engineering options became option A and Arts became option B.

Beginning it 1967 there was a significant change in outlook with respect to the Military Studies program, which until then engendered very little enthusiasm among the cadets. The program was therefore changed to courses in Military Leadership and Management as an integral part of the academic program. Conscious of the growing importance of these disciplines, the Department of National Defence decided to establish special departments in the three military colleges with the responsibility for both theory and practice in the aforementioned subjects. A basic course in Psychology was established in the First Year, a course in Social Psychology and Leadership in the Second, a basic course in management in the Third and a course in Personnel Administration in the Fourth Year.

May 23, 1969, after ten years of studies and reports, a directive from the Chief of the General Staff, General Jean-Victor Allard, announced officially that the Minister of Defence approved the offering of a complete university course at CMR. Shortly after the College was authorized to give, as of September, a Third Year in Science and not later than 1971 a complete course in Arts. From then on things moved promptly. Three types of bachelor degree were offered to the students of the Third Year: Bachelor of Science, Bachelor of Science with Major in Mathematics and Physics, and Bachelor of Science with Honours in Mathematics and Physics.

However, the needs of the Armed Forces did not relate only to the applied sciences. Officers, for a large portion of their careers are involved in administrative functions. Therefore there developed a growing awareness that such functions should not be left entirely to non specialists. The authorities at CMR were aware of this need, and a program leading to a Bachelor degree in Administration was offered to First Year students in 1969, with the first degrees to be awarded in 1973. This course has the advantage not only of responding to the needs of the Armed Forces, but of offering an education equivalent to that ogiven by the large business schools in North America.

All these programs were to lead to a Bachelor degree. The 26th of April, 1971, an agreement was ratified with the University of Sherbrooke. The first degrees under this new affiliation were awarded May 29, 1971. Eighteen students earned the honour of being the first true graduates of CMR.

Thus it is that from 1972 until the closing of CMR in 1995, the officer cadets of CMR completed their university courses at CMR, except for those in engineering or other specialisations that required them to complete the last two years at RMC Kingston.
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